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Ensemble Henri Agnel

© Shamponnois-alcoceba
Maroc / Bulgarie

CHANTS SERAFADES

Après avoir travaillé depuis une décennie de magnifiques répertoires poétiques et musicaux créés par les Musulmans et les Chrétiens, les musiciens Henri Agnel (cistre, cétéra, oud, rebec, chant basse), Idriss Agnel (oudou, zarb, cajon, harmonium, cistre, chant ténor) et les chanteuses Milena Jeliazkova (soprano traditionnelle) et Milena Roudeva (alto-barytone traditionnelle), ont choisi de suivre les Sépharades dans leurs voyages obligés à travers leurs chants d’amour. Des migrants qui avec la langue judéo-espagnole comme trésor identitaire ont faits de leurs chants une mémoire diasporique renouvelée aux influences des pays où ils se sont installés.

Pour interpréter ce répertoire médiéval singulier, nos quatre musiciens - chanteurs ont recours à une instrumentation colorée, à des techniques de chant, des pratiques de jeux et d’improvisation que les traditions orales balkanique et arabo‐andalouse ont enrichi jusqu’à nos jours.

Mais surtout ils ont désiré, loin de toute reconstruction muséale, se l’approprier, le faire résonner avec leurs propres lectures et sensations, lui conférer sa contemporanéité. Le mot « Séfarades » qualifie les Juifs expulsés par l’Inquisition catholique d’Espagne en 1492. Par extension, il renvoie aux thèmes de l’exil, de l’errance, de la persécution politique ou ethnique, à ce sentiment d’étrangeté au monde qu’éprouvent les victimes d’oppressions totalitaires. Des réalités qui ont une résonnance aujourd’hui dans un monde moyen-oriental troublé. Aussi ce répertoire métissé se veut-il comme un tendre manifeste en faveur de cette polyphonie des cultures qui a fait les richesses de la Méditerranée et que humblement continuent à valoriser, à travers leurs échanges, la communauté de ses musiciens.

F. Tenaille

Distribution :

Henri Agnel

Né à Rabat en 1952, Henri Agnel est baigné dès l’enfance dans la double culture franco-marocaine. Il commence ses études musicales à l’âge de 4 ans avec son père et son oncle. Rapidement il étudie la guitare classique et la composition avec Jacques Florencie Wilmann puis les instruments orientaux auprès des grands maîtres, Djamchid Chemirani, Zahid Farani, Mounir Bachir… Il aborde la musique contemporaine en 1970 avec l’ensemble « Musique Vivante » avec Jean Pierre Drouet, Michel Portal, Gaston et Brigitte Sylvestre, Georges Aperghis… En 1973, il intègre le groupe de musiques anciennes « Les Ménestriers » et se spécialise dans les instruments du Moyen âge et de la Renaissance, luth, cistres et percussions. Compositeur, il a à son actif des œuvres instrumentales et lyriques mais aussi des musiques de films de ballets et d’opéras. Il est arrangeur d’interprètes de renom international, Amina Alaoui, Angélique Ionatos, Misia, Houria Aïchi, Ute Lemper, soliste au oud des CD « Mozart l’Egyptien ».

Idriss Agnel

Fils d’Amina Alaoui et d’Henri Agnel, il commence la musique à quatre ans par le violon avec Michaël Nick, et étudie ensuite le zarb, la guitare classique et le cistre, avec son père. Il décide d'apprendre seul le oudou, le cajon flamenco et la guitare électrique. À l'âge de 7 ans, il entre à la maîtrise de Notre Dame de Paris pendant deux ans, sous la direction de Nicole Corti, Il étudie les chants grégoriens, baroques et contemporains. Il étudie les Tablas indiens avec Nabankur Batacharia. Dès l'âge de 10 ans, il se produit professionnellement en concert, en tant que percussionniste. Il est aussi compositeur.

Milena Jeliazkova

Soprano bulgare, elle mène en parallèle recherche et interprétation des chants traditionnels bulgares, des chants sacrés slavons et byzantins. Elle rejoint en France le quatuor de polyphonies bulgares « Balkanes » avec lequel elle se produit en concert. Elle s’ouvre à de nouvelles expériences avec la compagnie Henri Agnel pour des répertoires de chants médiévaux et des créations contemporaines et des chants baroques avec l’ensemble Le Concert de l'Hostel Dieu. Elle est aussi compositrice.

Milena Roudeva

Alto (Barytone) et comédienne bulgare du conservatoire de Sofia, elle rejoint en France le quatuor de polyphonies bulgares « Balkanes » avec lequel elle se produit en concert. Chercheuse et interprète des chants traditionnels bulgares, des chants sacrés slavons et byzantins, elle développe auprès de la Compagnie Henri Agnel l’interprétation des chants médiévaux, chrétiens, juifs et musulmans et des créations contemporaines. Elle est aussi compositrice.

La presse en parle
  • Ensemble Henri Agnel

    " Deux voix d’hommes à la gravité magnétique et deux voix de femmes (bulgares) à la véhémence épique, pour refaire le chemin de l’exode du peuple juif depuis l’Andalousie, au XVIe siècle, en mêlant le zarb perse, le cajon péruvien et l’harmonium indien aux cordes médiévales du cistre et de la vièle rebec : un répertoire métis et chatoyant, gravé sur le beau disque Los Kaminos. "

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Discographie sélective